LA TRAITE AU SENEGAL

INTRODUCTION

Pays ouvert sur l’océan Atlantique et frontalier avec les régions des maures, le Sénégal occupe une situation géographique favorable à ce trafic.

I-LA PRATIQUE DE TRAITE

Les esclaves sont achetés à la côte, par des courtiers. Dès que les caravanes arrivent à la côte, les hommes sont mis aux fers dans les captiveries, les femmes ne sont pas enchaînées. On leur retire les vêtements. Ils reçoivent une ration de mil pour deux repas par jour. Ils couchent par terre ou sur des planches. On les entasse. Au bout de quelques jours de navigation, ils ont des plaies sur le dos et sur le flanc. Le voyage dure six à huit semaines. Beaucoup meurent de refroidissement ou de dysenterie.

II-LES ÉTAPES DE LA TRAITE AU SENEGAL

a- la maison des esclaves : La maison des esclaves se trouve à Gorée qui a été découverte par les Portugais, en 1444. Elle passe sous la domination des Français après 1677. Elle est le principal centre de commerce des esclaves. L’actuelle maison des esclaves est construite vers 1780, dans la rue Saint Germain, par Nicolas pépin, frère de la signare Anne Pépin. Cette bâtisse est la dernière esclaverie en date à Gorée. Les premières remontent à 1536, construites par les Portugais. La maison des esclaves a servi de lieu de transit pour les esclaves en provenance du Sénégal mais aussi de l’Afrique de l’ouest. Le bâtiment est construit de telle sorte qu’il y a des chambres réservées aux hommes, aux femmes, aux enfants, aux récalcitrants. Après quelques jours de détention, les esclaves sont acheminés par une petite porte au-devant de laquelle un navire les attend pour les transporter vers le Nouveau Monde.

III-ÉVOLUTIONS ET CONSÉQUENCES DE LA AU SÉNÉGAL

I-1 Evolution

La traite est entretenue par la compagnie de commerce dont la première date de 1633 et est l’œuvre des Français. Les principaux points de débarquement sont : Gorée, saint louis, Portudal, Carabane. Bakel est un marché d’esclaves alimenté par les Bambaras et les Dowiches. Au 17° siècle, 60000 esclaves sont traités chaque année. Le nombre d’esclaves vendus dans la concession du Sénégal, entre 1696 et 1799, tourne autour de 29206.

I-2 conséquences

Au plan politique, la traite permet aux royaumes côtiers de s’affranchir pour devenir indépendants : exemple : le Cayor brise la domination de l’Empire du Djolof. Au plan social et démographique, la traite crée un dépeuplement, une situation d’insécurité et un déplacement de populations dans des zones d’accès difficile (exemple : les Bassaris). Au plan économique, on assiste au déclin économique avec le recul des activités économiques traditionnelles. Il y a aussi, l’instauration de la disette, de la famine, des maladies et des guerres.

CONCLUSION

Le Sénégal est un des maillons essentiel d’un trafic qui s’est fortement, amplifié tout autour du continent africain.

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