LE MODELE ÉCONOMIQUE AMÉRICAIN : CARACTÉRISTIQUES ET PROBLÈMES

INTRODUCTION

Les Etats-unis sont la première puissance économique mondiale. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 14 266 milliards de dollars en 2009, représentant environ un quart du PIB mondial.

Pays vaste, pourvu de nombreuses les ressources naturelles,  les États-Unis ont un PIB par habitant parmi les plus élevés au monde. Leur grande puissance économique, due à une productivité  un taux d’emploi et une durée du travail importants, et plus de 150 millions de travailleurs, leur permet d’entretenir la plus puissante armée du monde et d’être en position de force dans les négociations commerciales et diplomatiques. Les infrastructures développées, le niveau d’imposition faible, l’esprit de libre-entreprise qui découle du libéralisme économique, font de l’économie des États-Unis une des plus compétitives du monde.

Ce modèle qui a beaucoup évolué grâce à la capacité d’adaptation des entreprises et à une intervention de plus en plus poussée de l’état, est traversé par une crise économique et financière qui a eu un impact négatif sur les autres économies de la planète.  

I- LES CARACTÉRISTIQUES DU MODÈLE ÉCONOMIQUE AMÉRICAIN

1-Le capitalisme libéral et la Une forte concentration de moyens de production

Le modèle économique américain repose sur le capitalisme libéral et la forte concentration des moyens de production.

Les États-Unis sont un pays capitalisme dans lequel la liberté d’entreprendre est un droit fondamental. La réussite individuelle est une composante du rêve américain. La liberté des échanges est encouragée par la signature d’accords bilatéraux ou multilatéraux avec d’autres pays.  Pourtant, l’État fédéral et les pouvoirs publics interviennent dans l’économie pour garantir la libre concurrence, soutenir les secteurs en difficulté, développer les exportations.

Le libéralisme économique impose le regroupement des entreprises par concentration verticale ou horizontale, pour mieux faire face à la concurrence. Ainsi se sont les grandes entreprise (big business) qui caractérisent le système économique américain, les petites entreprises étant absorbées par les majores qui disposent de capitaux énormes. C’est pour dire que dans de nombreuses branches de l’économie une poignée de firmes géantes domine la production et tendent vers des conglomérats. Certaines sont des multinationales qui contrôlent une bonne partie de l’économie mondiale.

2-les fondements naturels et humains

La puissance de l’économie américaine repose sur des fondements d’ordre naturel, humain et économique.

Les richesses naturelles constituent la première composante de l’économie des Etats-Unis. Le pays est ouvert sur deux océans : l’Atlantique à l’est et le Pacifique à l’ouest, ce qui facilitent son ouverture sur le reste du monde. Les Etats-Unis sont aussi dotés d’un climat tempéré, de sols fertiles et d’importantes  richesses  énergétiques et minières.

La puissance économique des Etats-Unis repose sur des ressources humaines de qualité. Les américains sont très attachés  à la réussite qui constitue un aspect de  « l’éthique protestante ». Les américains apparaissent comme de pionniers qui pensent que la réussite est toujours au bout de l’effort. Le rêve américain, alimenté par des histoires de réussites extraordinaires, favorise un formidable esprit d’entreprise renforcé par d’importantes facilités administratives et financières pour la création d’entreprises et la disponibilité d’une main d’œuvre nombreuse, dynamique, flexible et hautement qualifiée.

3- Une forte intégration à l’économie mondiale

La forte concentration des affaires dans l’économie américaine permet la naissance de grandes entreprises ou trusts pouvant devenir des multinationales. «  Le big business » représente environ 20% seulement des entreprises mais réalise environ 90% du chiffre d’affaire. L’économie américaine s’appuie dur de grandes firmes internationalisées : Wal-Mart, Exxon Mobil, General Motors, General Electric, Microsoft, IBM, Ford etc. les Etats Unis détenaient 30,6% des 500 premières FMN contre 33,6% pour l’UE et 18,8% pour le Japon en 2008. Elles jouent un rôle important dans l’exportation du capitalisme américain, renforcent leur compétitivité et élargissent leur marché grâce à leurs investissements à l’étranger. En 2008 le stock des IDE américains à l’extérieur a connu une hausse de 13,29% pour atteindre 3162 milliards de dollars.

L’économie américaine est passée à une échelle continentale et mondiale. L’essentiel des Amériques se trouvent depuis longtemps inféodé aux capitaux et aux marchés américains. Les organisations régionales comme l’ALENA permettent l’élargissement du marché américain. Les Etats Unis veulent ainsi mettre en place une zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Ils veulent aussi rentabiliser l’APEC et renforcer la libéralisation des échanges pour mieux se positionner sur les marchés asiatiques et mondiaux.

Leur politique budgétaire et monétaire leur permet d’attirer les capitaux étrangers surtout asiatiques. Le dollar leur permet de disposer d’une puissance monétaire et financière et de faciliter le payement. Il est la première monnaie d’échange et de réserve du monde. La diplomatie du dollar permet aux Etats Unis d’imposer leurs intérêts au niveau international. Les Etats Unis sont ainsi parmi les premiers bailleurs de fond et investisseurs du monde. La puissance culturelle, politique et militaire des Etats Unis façonne les sociétés, facilite la diffusion des produits américains à travers le monde et leur permet de conserver une position dominante au service de leurs intérêts.

4- l’organisation économique américaine     

a-Le règne des grandes entreprises

La plupart des branches de l’économie on atteint des niveaux de concentrations élevés. Ces géantes de l’industrie adoptent des stratégies multinationales qui leur permettent d’exercer plusieurs activités ou d’opter pour une activité tout en développant et des filiales liées à celle-ci. Exemples ATT, Coca Cola, IBM, General Motors, Chrysler, Ford, Microsoft, Boeing, Cargill, PepsiCo Mac Donald, Philip Morris. Les grandes entreprises américaines délocalisent une bonne partie de leurs activités à l’étranger, ce qui leur permet de bénéficier d’une main d’œuvre bon marché et de réduire les coûts de production. Elles  représentent 14 % du total des entreprises américaines,  assurent 85 %  du chiffre d’affaire de l’industrie et 20 % des emplois. Le système laisse donc une grande place aux PME et PMI  qui ne peuvent survivre à la concurrence qu’en travaillant pour les grandes firmes : c’est la sous-traitance. Exemple : Chrysler compte une centaine d’entreprises spécialisées dans la fabrication des pneus.

Le dynamisme de la recherche et l’importance des investissements permettent aux entreprises américaines disposer d’une grande capacité d’adaptation pour conquérir de nouveaux marchés et surmonter les difficultés économiques.

Cependant à cause de la concurrence féroce on accorde la priorité à la commercialisation des produits qui s’appuie sur des techniques modernes de marketing. Il faut ajouter à cela la publicité qui mobilise 2 % du PIB. Très agressive elle joue un rôle important dans la société de consommation en créant des faux besoins

b- La recherche scientifique et technique

Le développement des industries de pointe est le résultat d’une politique d’investissements dans la recherche fondamentale et la recherche et développement. Le Bureau de la Science et de la Technologie (Office of Science and Technology), la National Science Foundation, le National Research Council ou encore la NASA sont les principales organisations publiques qui stimulent la recherche aux États-Unis. Les dépenses publiques en matière de recherche s’élèvent à 126 milliards de dollars en 2004, dont 55 % sont consacrés à la recherche militaire. Quant au secteur privé, il a dépensé 181 milliards de dollars. Le réseau des universités publiques de Californie dispose du même budget que celui du CNRS en France. Les nombreux prix Nobel de science témoignent de la qualité et de la diversité de la recherche américaine.

Les Etats Unis disposent de 53%  des 100 premières universités mondiales en 2008. En

2006, ils avaient 1 387 882 chercheurs contre 1 223 756 pour la Chine, 709 691 pour le Japon  et 282 063 pour l’Allemagne. Ils occupaient la première place mondiale pour les dépenses en matière de recherche-développement en 2007 avec 343,7 milliards de dollars  PPA contre 138,8 pour le Japon, 86,7 pour la Chine et 66,7 pour l’Allemagne. Les Etats Unis représentent 41,3% des investissements en recherche-développement des 1250.

c- L’intervention de l’Etat

L’État fédéral et les pouvoirs publics interviennent dans l’économie pour garantir la libre concurrence, soutenir les secteurs en difficulté, développer les exportations Ainsi, le Small Business Act (1953) protège les PME du pays et aussi corrige les inégalités engendrées par l’économie de marché. Le poids des États-Unis dans le monde, notamment à l’OMC favorise les entreprises américaines

L’intervention de l’Etat dans l’économie est plus visible en période de crise. Depuis 2008, l’Etat fédéral a mis en place plusieurs plans pour relancer l’économie américaine qui, en 2007-2008 a connu sa plus grande crise depuis celle de 1929. Les plans Paulson et Geithner devaient racheter les actifs à risque pour sauver le secteur financier et apporter en même temps un soutien à la filière automobile vivement secoué par la crise. Le plan Paulson mise uniquement sur 700 milliards de dollars de l’Etat alors que le plan Geithner mise sur un « programme d’investissement publique-privé » de 500 à 1000 milliards de dollars. Le plan 0bama de relance de l’économie américaine, promulguée le 18 février 2009, porte sur 787 milliards de dollars. Il prévoit 287 milliards d’allégements fiscaux et 500 milliards de dépenses publiques  pour de grands travaux d’infrastructures, des aides aux populations pauvres et au chômage et des investissements dans les énergies renouvelables.

II- LA PUISSANCE ÉCONOMIQUE AMÉRICAINE

 1-L’agriculture

L’agriculture américaine (1er exportateur, 2e importateur) est la première du monde ex aequo avec l’Union européenne (1er importateur, 2e exportateur). Elle est moderne et productive car elle utilise 1,7 % de la population active en 2004. La plupart du territoire américain est mis en valeur mais les Grandes Plaines, ainsi que la vallée de San Joaquin en Californie, restent le symbole de la puissance agricole américaine. À l’ouest, grâce à l’irrigation, les productions agricoles sont intégrées au système capitaliste. Les productions agricoles américaines sont variées à l’image des climats du pays :

  • élevage bovin, notamment ranching et feed lots dans les Rocheuses : 98,5 millions de têtes en 2010 (3e producteur mondial)
  • élevage porcin (le deuxième du monde) : 66,495 millions de têtes en 2010.
  • vignes, en particulier en Californie (mais aussi Oregon et New York)
  • céréales, principalement dans les Grandes Plaines : blé, maïs et soja
  • coton dans le vieux sud
  • tabac fruits dans la Sun Belt (oranges de Floride); 50 % des fruits et légumes et 90 % des amandes, artichauts, avocats et tomates des États-Unis sont produites dans la vallée de San Joaquin, au sud du delta du Sacramento en

2- Le secteur secondaire

Le secteur secondaire emploie 20,4 % de la population active américaine. Les cinq premiers états par l’importance de la main d’œuvre travaillant dans l’industrie sont en 2004 la Californie (1 529 500 employés), l’Ohio (824 700), l’Illinois (710 000), le Michigan (702 900) et la Pennsylvanie (696 800).

-Industries lourdes :

Raffineries : à la fin de 1999, la capacité de raffinage des États-Unis était de 827 millions de tonnes, plaçant le pays au premier rang mondial. Les États-Unis assurent 20 % du raffinage mondial. 2010, le pays est le deuxième producteur d’acier derrière la Chine.

Aéronautique :

Militaire : les principaux groupes sont : Lockheed, Northrop Grumman et Raytheon.

Civile : Boeing

Automobile: les principales firmes américaines sont : General Motors, Ford, Buick, Cadillac (automobile), Caterpillar, Chevrolet, DaimlerChrysler, Mercury (automobile), Pontiac (automobile)

Électronique, logiciel et informatique : IBM, Motorola, United Technologies, Microsoft, Apple, Inc., Dell, Texas Instruments, Intel Corporation, Adobe,Sun Microsystems, Oracle, Symantec, Hewlett Packard, Advanced Micro Devices, Inc.

Electricité : General Electric, Shaw Group

Biens de consommation: Eastman Kodak, Whirlpool, Gillette Company, Nike, Procter & Gamble

Industries Agro-alimentaires : Coca-Cola, McDonald’s, Cargill, PepsiCo, Pizza Hut, United Fruit Company, Wal-Mart

2)- La première puissance commerciale

Les Etats Unis réalisent 11,13% du commerce international en 2008. Ils occupaient alors les premières places mondiales pour les exportations (9,34%) et les importations (12,91%).

Cependant, pour le commerce des marchandises, les Etats Unis arrivent seulement au 3e rang mondial pour les exportations avec 8% contre 9,1% pour l’Allemagne et 8,9% pour la Chine. Ils exportent surtout des machines (29,83%), des véhicules (9,2%), des avions et vaisseaux spatiaux (6,3%) et importent essentiellement des machines (25,55%), des produits miniers et énergétiques (18,48%)  et des véhicules (10,98%) en 2007. Leurs exportations sont surtout destinées au Canada (20,1%), au Mexique (11,7%), à la Chine (5,5%) et au Japon (5,1%) alors que leurs importations proviennent surtout de la Chine (16,5%), du Canada (15,7%), du Mexique (10,1%) et du Japon (6,6%) en 2008. Leur commerce extérieur connait présentement un redéploiement en direction de l’Asie. Les Etats Unis sont aussi la première puissance technologique et une des premières puissances financières au monde. Ils sont simplement la première puissance économique mondiale.

III- UN MODÈLE EN CRISE

 1- Des problèmes sociaux considérables

La recherche systématique du profit entraine une compétition acharnée qui se fait souvent au détriment des entreprises les plus faibles. Les délocalisations réalisées par les firmes multinationales favorisent certaines faillites et pertes d’emploi aux Etats Unis. Elles pourraient d’ici 10 ans faire perdre 3,3 millions d’emplois à l’économie américaine. La compétition acharnée favorise aussi la précarisation de l’emploi d’autant plus qu’on assiste à un affaiblissement du syndicalisme américain (taux de syndicalisation d’environ 12% contre 30% en Europe Occidentale). Elle génère ainsi inégalité sociale et pauvreté considérables. En 2008, les 10% les plus pauvres de la population disposaient de 2% seulement des revenus contre 30% pour les 10% les plus riches. En 2008, la pauvreté concernait 12,7% de la population américaine, soit 39 millions d’individus. Elle touche surtout les minorités  et les  populations Sud. Les pauvres sont considérés comme des perdants par la majorité des américains relativement à la «méritocratie». Les inégalités sociales et la pauvreté sont renforcés par l’insuffisance de la protection sociale (plus de 40 millions soit environ 13% des américains sans protection sociale), La cherté et les inégalités du système éducatif et le surendettement des ménages.

2-Un important déficit public et  un endettement considérable

En 2010, la dette publique dépasse les 13 000 milliards de dollars, soit plus de 90% du PIB. Elle est supportée par des créanciers principalement japonais, chinois, européens et arabes.

Les ménages américains restent, en décembre 2010, très endettés et donc très sensibles à tout retournement de la situation économique.

Les déficits commercial et budgétaire provoquent un besoin de financement extérieur assurés principalement  par les banques centrales des pays asiatiques qui continuent d’acquérir en masse des titres américains (800 et 242 milliards respectivement pour le Japon et la Chine). La puissance économique américaine est alors maintenue au prix d’un endettement extérieur et intérieur considérable. La dette extérieur américaine faisait 27401 milliards de dollars en 2008 soit 184,7% du PIB contre 13600 en 2007 soit 98,47% du PIB. La dette des ménages était de 15060 milliards de dollars au 31 décembre 2008 contre 14210 milliards en 2007. Les difficultés sont alors amplifiées en période de crises. Depuis le début  de la récession en décembre 2007, l’économie américaine a supprimé plus de 6 millions d’emplois dont plus de 3 millions pour la seule année 2009. Le chômage qui a ainsi progressé de 4,5% se situe à 9,4% en 2009.

3- Un déficit chronique de la balance commerciale

Les Etats Unis trainent depuis longtemps un déficit commercial qui, en 2008 faisait 681,124 milliards de dollars, soit 4,5% du PIB. Ce déficit, le plus important au monde, reflète l’ampleur du déficit énergétique chronique, particulièrement l’importance de la facture pétrolière et plus profondément, le déclin des industries traditionnelles fragilisées par la concurrence internationale. Pour des secteurs comme l’automobile, la métallurgie, la sidérurgie, le textile, etc. la demande américaine est aujourd’hui plus satisfaite par les achats à l’étranger. Par exemple l’industrie automobile est dans une situation de crise sans précédente. En 2009, les trois grands constructeurs américains (Ford, General Motors et Chrysler) ont enregistré 16,2 milliards de dollars de pertes. Et pour éviter la faillite de ces géants de l’automobile, l’Etat a élaboré un plan de sauvetage de 33 milliards de dollars. Les délocalisations préconisées pour faire face au déclin de certains secteurs de l’industrie comme le textile, la métallurgie, et l’électronique entrainent des pertes d’emplois énormes.

Environ 40 % du déficit commercial proviennent des échanges avec la Chine. En 2005, les importations en provenance de Chine ont représenté 162,9 Mds $, les exportations vers la Chine étant de 48,7 Mds $, soit un déficit commercial de 114,2 Mds $ (source : douanes chinoises).

4-Une forte dépendance énergétique:

les Etats-Unis consomment 1675,77 milliards de Tep et consomment 2299,66 milliards de Tep, soit un taux de dépendance énergétique de 27,13%. Depuis 2006, cette dépendance a installé l’économie américaine dans une crise énergétique dont les principales conséquences sont la montée de l’inflation, la baisse de la consommation et le creusement du déficit commercial (736 milliards de dollars en 2009)

 5-Une déréglementation du capitalisme :

elle se manifeste par une crise immobilière et financière. La crise des « Subprime » (crédit hypothécaire) a entrainé en 2008 la faillite de Fannie Mae et Freddie Mac, les deux plus grandes sociétés immobilières américaines. A cet effet plus de1million d’américains ont perdu leurs logements et la 5e banque d’investissement américaine, Lehman Brothers a fait faillite. Pour limiter les dégâts le trésor public américain a élaboré un plan de sauvetage de Bank of America et d’AIG (NO 1 mondial de l’assurance). En plus de la crise bancaire, les Etats-Unis sont dans une tourmente financière. Wall Street qui concentre plus 40% de la capitalisation boursière mondiale est fortement affecté par la crise. Entre janvier 2008 et décembre 2009, l’indice Dow Jones Industrial Average où sont côtés les trente plus grandes entreprises a perdu des actifs estimés à 10 000 milliards dollars.

IV-LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES

1-Sous la présidence de Bush (2000-2008)

Le déficit du budget de l’État fédéral a atteint 247,7 milliards de dollars en 2006 (contre 318 milliards en 2005) pour un PIB des États-Unis de 13 802 milliards de dollars.

En 2006, le déficit public est de 1,9 % du PIB contre 4,8 % en  tandis que l’on annonçait un solde excédentaire de 44,5 milliards en décembre 2006 du budget fédéral. La dette des administrations publiques en 2006 représentent 61,5 % du PIB (En comparaison la Zone euro affiche un prorata

69,1 %)

Les revenus de l’état fédéral passe de 2 119 milliards de $ en durant l’année fiscale 2005 à 2 568 milliards de $ à l’année fiscale 2007 tandis que les dépenses sont de 2 466 milliards de $ durant l’année fiscale 2005 et de 2 731 milliards de $ en 2007; le déficit du budget fédéral s’est réduit à 163 milliards de dollars soit 1,2 % du PIB pour cette dernière année.

-Le coût de la guerre en Irak

Le président George W. Bush a demandé en mars 2003 au Sénat, 75 milliards de dollars pour la guerre contre l’Irak : déplacement des troupes, rétributions pour les pays alliés du Moyen-Orient, guerre contre le terrorisme, etc. Toujours en mars 2003, le Sénat américain a refusé les réductions fiscales de plus de 700 milliards de dollars, et n’a consenti qu’une réduction de 350 milliards de dollars. Selon certains analystes démocrates, le coût de la guerre en Irak et les réductions d’impôts risquaient d’augmenter les déficits publics.

 2-Sous la présidence d’Obama 

Pour l’exercice 2008-2009, l’administration de Barack Obama hérite d’un déficit de 1 200 milliards de dollars, soit 8,3 % du produit intérieur brut. Ce chiffre ne tient pas compte du plan Paulson de relance de l’économie de 787 milliards de dollars promulgué en janvier 2009 [.

La proposition de budget 2010 établissait un déficit record de 1 560 milliards de dollars pour 2010 et 1 300 milliards pour 2011 (forçant l’État à emprunter 33 cents pour chaque dollar dépensé), afin de lutter contre le chômage (à 10% début 2010) et soutenir les classes moyennes en baissant les impôts, mesure compensée par la hausse des prélèvements pour les multinationales et la suppression des niches fiscales pour les hauts revenus.

CONCLUSION  

Le modèle économique américain, capitaliste et libéral est caractérisé par une bonne organisation économique et une intervention de plus en plus poussée de l’Etat Fédéral. Cependant depuis quelques années on assiste à l’apparition de quelques problèmes qui entravent la bonne marche du système

 

 


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