LES CONSÉQUENCES CLIMATIQUES DE L’EXPLOITATION ECONOMIQUE DE LA PLANETE

INTRODUCTION

Depuis la première révolution industrielle, la croissance démographique, l’essor des besoins et leur corollaire la surexploitation économique génèrent des conséquences dangereuses sur l’équilibre climatique planétaire. Cela se traduit notamment par les phénomènes de pollution, réchauffement, entre autres dérèglements bioclimatiques.

I-LA POLLUTION

La pollution est la contamination de l’air, de l’eau et du sol par des substances nocives qui altèrent la santé de l’homme, la qualité de la vie ou le fonctionnement naturel des écosystèmes. Cette dégradation de l’environnement est due aux activités humaines liées à la civilisation industrielle et de l’automobile et les fortes concentrations urbaines.

1-La pollution atmosphérique

Elle résulte de l’émission de gaz à effet de serre (GES) et de substances toxiques provenant des cheminées d’usines ou de pots d’échappement des véhicules, c’est-à-dire de la combustion des combustibles fossiles (houille et hydrocarbures). Le plus actif des GES est le gaz carbonique ou dioxyde de carbone (CO²) dont la concentration dans l’atmosphère s’est accrue de 1/3 depuis 1750. D’autres comme le dioxyde d’azote (NO²) et l’anhydride sulfureux (SO²) forment des nuages de gaz provoquant des bronchites, troubles respiratoires et irritation des yeux. En outre le NO² et le SO² provoquent des luies acides qui ravagent les forêts et la biocénose des lacs et rivières.

Enfin les CFC (chlorofluorocarbures) contenus dans les agents réfrigérants et les bombes aérosols constituent une menace pour la couche d’ozone.

Trou d’ozone : depuis 1985, des savants ont découvert un trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique, trou provoqué par les CFC, qui laisse passer les RUV.

Parmi les plus gros pollueurs, les USA sont responsables de 22% des émissions de GES et de 19% de CO².

2-La pollution de l’eau et des sols

Les deux pollutions sont inséparables. Après épandage, les engrais et pesticides peuvent affecter les nappes phréatiques et polluer les eaux de surface. En outre l’infiltration des eaux de pluies acides participe à la dégradation des sols. A cela s’ajoutent les dégâts des rejets (humains et industriels) dans les fleuves et les mers (exemple de la Baie de Hann au Sénégal, de fleuves tels que le Rhin ou le Rhône).

II-LE RÉCHAUFFEMENT DE LA TERRE

1-Facteurs

Le réchauffement est le processus normal d’augmentation de la température à un niveau moyen de 15°C indispensable à la vie. Ce réchauffement normal et vital s’appuie sur le phénomène de l’effet de serres naturel qui résulte de l’action de la vapeur d’eau et du CO² qui captent 90% du rayonnement terrestre infrarouge empêchant ainsi la température de descendre au niveau fatal de -18°C.

Mais au cours du XXé siècle la concentration des GES (CO², méthane, oxydes d’azote, CFC,….) dans l’atmosphère a créé un effet de serre additionnel qui a entraîné une augmentation excessive de la température moyenne (TM) qui perturbe l’équilibre climatique mondial.

En effet selon le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat) depuis 1860, la TM de surface a augmenté de 0,6°C donnant au XXé siècle le niveau de réchauffement le plus important depuis 1000 ans. Exemple : Eté 2003 : canicule, feux de forêts au Portugal, décès de personnes du troisième âge en France. Au rythme actuel de l’augmentation, la TM risque de monter de 1,5 à 6°C en l’an 2100.

C’est pourquoi dans la suite logique du « Protocole de Montréal » de 1985 contre les CFC et du « Sommet de la Terre de Rio » de 1992, le »Protocole de Kyoto » de 1997 avait préconisé une réduction de 5,2% des émissions de GES en 2010 par rapport au niveau de 1990, en dépit du refus des USA, premier pollueur de la Terre.

El Nino peut être considéré comme un facteur mineur du réchauffement. El Nino est un courant marin chaud qui envahit périodiquement la côte sud-américaine (Pérou) généralement vers Noël : arrivée de pluies dans une région habituellement désertique. Ce réchauffement a des répercussions climatiques planétaires : inondations, cyclones intensifiés, sécheresse, feux de brousse. La TM de la côte sud-américaine a augmenté de 2,3 à 3,2° au cours du XXé siècle.   

2-Les conséquences du réchauffement

Elles sont de trois types :

Le recul des surfaces englacées des régions polaires et extrapolaires (fonte de glaciers, recul de la durée du gel des mers, lacs et rivières.

Elévation du niveau des mers et des océans : au XXé siècle, le niveau des mers a augmenté de 10 à 20 cm avec des risques d’inondations des régions côtières et des disparitions de certaines îles à long terme.

Variations pluviométriques : augmentation de la pluviométrie dans les régions de moyennes et hautes latitudes (Europe, Amérique du Nord, Russie) avec des risques d’inondations et de tempêtes, diminution de la pluviométrie dans les régions tropicales, provoquant une aggravation de la sécheresse avec surtout une menace d’aridité.

II-LA MENACE DE L'ARIDITE

1- Facteurs

L’aridité est un phénomène d’absence totale ou partielle de pluies qui se traduit par l’existence de déserts qui couvrent 50 millions de km² (1/3 des terres émergées).

L’aridité peut s’expliquer par des causes naturelles et des causes humaines. Les facteurs naturels de l’aridité sont :

  • Le déficit pluviométrique
  • L’importance de l’évaporation liée à l’intensité de l’ensoleillement et à la continentalité.
  • La fréquence des vents.

En plus de ces facteurs naturels, la planète subit des attaques lentes et durables liées aux humaines (déboisement, surpâturage) qui perturbent les équilibres écologiques. Par conséquent, certains écosystèmes sont en voie de dégradation ou de disparition, laissant la place aux déserts. Les déserts progressent chaque année et concernent beaucoup de pays (Sahara, Kalahari).

2-Conséquences de l’aridité

Les conséquences de l’aridité sont nombreuses :

  • La rareté ou l’absence de végétation (surtout dans les régions hyper-arides).
  • Une faune limitée à des insectes, des lézards, reptiles, rongeurs (souvent enfouis dans le sol)
  • Des sols pauvres et hostiles au développement des activités humaines.
  • Des paysages désertiques dominés par des ergs (dunes de sable), des regs (plaines caillouteuses), des hamadas (plateaux pierreux).
CONCLUSION

Les activités humaines menacent gravement l’équilibre climatique de la planète. Ces problèmes écologiques doivent être au centre des préoccupations de tous les pays. D’où la nécessité, surtout pour les USA, de ratifier le protocole de Kyoto.

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