LES FORMES DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DES PAYS TROPICAUX

I-LES PLANTATIONS 

Les régions de climat tropical humide sont favorables à la culture de grandes plantes arborescentes. Elles fournissent une grande variété de produits (café, cacao, bananes, fruits, etc.). Ces plantes ont pour cadre l’économie de plantation dont l’intérêt a été à la base d’une recherche poussée et d’importants investissements. Les plantations exercent leur attraction sur les régions environnantes ; elles donnent lieu à des migrations de travail temporaires et définitives. On y distingue deux niveaux : les plantations paysannes et les plantations capitalistes.

1-Les plantations familiales

Beaucoup d’agriculteurs des pays tropicaux produisent pour vendre. Ces plantations sont le fait de petites parcelles mêlées aux champs vivriers. Cette association permet aux planteurs d’être moins vulnérables aux variations des cours.

Elles reposent sur une main-d’œuvre familiale. Les moyens techniques sont réduits et les espaces sont réduits. Les plantations substituent à la forêt des alignements géométriques ou des taillis touffus dominés par une seule spéculation. Ces plantations sont établies à proximité des axes de circulation en raison de la destination de la production qui est la commercialisation.

Ce sont les rapports financiers qui expliquent l’intérêt des plantations pour des paysans qui doivent investir pour des installations dont les revenus s’étendent sur des dizaines d’années. Ainsi le planteur n’est plus un exploitant temporaire, mais un propriétaire.

En Afrique, ces plantations sont fondées sur le succès de deux produits : le café et le cacao.

2-Les plantations de type capitalisme

Elles se sont d’abord développées en Amérique latine puis en Asie du Sud-Est, enfin en Afrique où le colonisateur ne les a pratiquées que localement (régions du golfe de Guinée, côte d’Afrique centrale). Elles sont tenues par de grandes entreprises capitalistes nationales ou multinationales. Ces dernières sont européennes et américaines. Elles fonctionnent comme des usines disposant de cadres supérieurs, d’une main-d’œuvre salariée. Elles constituent des enclaves foncières.

Les plantations capitalistes sont caractérisées par leur grande taille. En effet, leur superficie atteint plusieurs centaines d’hectares divisés en lots. Elles comprennent des parcelles géométriques uniformes en raison de la monoculture et le souci d’une meilleure efficacité. Les méthodes agronomiques sont modernes.

La production se compose d’une grande variété de produits tropicaux. La récolte est réalisée par une main-d’œuvre abondante au salaire souvent misérable. Pour faire face à la concurrence, les grandes plantations doivent améliorer sans cesse leur rendement et la qualité des produits. De ce fait, elles appliquent les découvertes des stations de recherche pour le choix des variétés et le traitement des récoltes.

III-L’AGRICULTURE COMMERCIALE DANS LES RÉGIONS A CLIMAT TROPICAL SEC

Dans les savanes du climat tropical sec, les deux plantes les mieux adaptées pour la production commerciale sont l’arachide et le coton. Certaines cultures vivrières comme le riz ont une production accrue pour alimenter le marché.

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