LES GROUPES SANGUINS

L’immunité ne se manifeste pas seulement en cas d’agression microbienne ; tout ce qui est étranger à l’organisme est considéré comme antigène et provoque la fabrication d’anticorps. Dans certains cas, les anticorps peuvent être naturellement présents dans l’organisme. C’est le cas de certains anticorps du sang qui caractérisent ainsi les groupes sanguins.

I-NOTION DE GROUPES SANGUINS

Des expériences ont permis de constater beaucoup de différences au niveau du sang chez certains individus. Les recherches ont montré l’existence de groupes sanguins.

II-LES TRANSFUSIONS SANGUINES

1-Notions de compatibilité et d’incompatibilité

Analyse : L’expérience du document 2 montre que les gouttes de sang S1 et S2 forment un mélange homogène : ces gouttes de sang sont compatibles. Les gouttes de sang S3 et S4 forment un mélange hétérogène (les hématies sont collées en boules ou en amas) : ces gouttes de sang sont incompatibles.

 Interprétation : A la surface de chaque hématie se trouve un antigène (ou agglutinogène) qui la caractérise (voir figure 1). Dans le plasma (ou le sérum) du même sang se trouvent des anticorps (ou agglutinines) qui lui permettent de se défendre contre un autre sang de type différent. Dans un mélange de sangs différents et non compatibles, les anticorps de l’un agglutinent les hématies de l’autre.

 

2-Les différents groupes sanguins

Grâce à des tests de compatibilité, on a classé le sang des individus en quatre groupes : A, B, AB et O, découvert en 1900 par le médecin autrichien Karl Landsteiner.

Les différentes possibilités de transfusions sanguines sans risques sont représentées dans la figure ci-dessous. Le sérum du receveur ne doit pas contenir des anticorps qui sont contre les antigènes des hématies du donneur.

 

Fig. : Les différentes possibilités de transfusions sanguines sans risques (système de transfusion ABO).

III-LE FACTEUR RHESUS

La découverte d’un nouvel antigène appelé facteur Rhésus a conduit à une nouvelle appellation des groupes sanguins. Ainsi, lorsqu’un individu du groupe B possède sur ses hématies l’antigène Rhésus, on notera qu’il est du groupe B Rhésus positif (ou B Rh+ ou B+). Par contre, si l’antigène Rhésus est absent, on notera B Rhésus négatif (ou B Rh ou B).

Pendant les transfusions sanguines, on ne doit pas donner du sang de Rhésus positif à un individu de Rhésus négatif ; il y a dans ce cas risque d’incompatibilité.

Remarque: notre organisme est capable de distinguer ce qui lui est propre, le « soi » et ce qui lui est étranger le « non-soi ». Cette reconnaissance est basée sur la forme de certaines protéines (antigènes) à la surface des cellules. Exemples : rejet de greffes, agglutination d’hématies.

CONCLUSION

la connaissance des différents groupes sanguins ainsi que les possibilités de transfusions sanguines et de greffes sans risques ont permis de savoir que notre organisme est capable de reconnaître ce qui lui est compatible ou non : c’est la spécificité immunologique.

×