LES REVOLUTIONS CHINOISES DE SUN WEN A MAO ZEDONG

                                                           INTRODUCTION

Au début du XXème siècle, la Chine, «empire  du Milieu », est ébranlée par une révolution nationaliste dirigée par Sun Wen et une révolution communiste dirigée par Mao Zédong. Ces révolutions l’ont transformée en une grande puissance.

                                              I - LA RÉVOLUTION NATIONALISTE

A – La fin de l’empire chinois

Jusqu’à sa mort, l’impératrice Tseu Hi maintient l’illusion d’un empire debout malgré ses faiblesses: -la domination et l’exploitation des puissances européennes (traités inégaux) ;

-les misères paysannes et ouvrières accentué par la famine de 1910 ;

-le retard  économique, militaire, technique;

-la contestation de la dynastie régnante des Qing d’origine étrangère …

B – La naissance de la république chinoise

En octobre 1911, les nationalistes chinois déclenchent une révolution qui s’étend rapidement dans tout le sud de la Chine.Le 1er janvier 1912, est proclamée la République de Chine à Nankin et désignent comme président Sun Wen, fondateur du Tongmenghui, mouvement dont les aspirations sont: refonder la nation chinoise; moderniser l’économie; établir la démocratie et améliorer la situation sociale.

Mais Sun Wen se heurte aux ambitions de Yuan Shikai qui oblige l’empereur Pu Yi à abdiquer (février 1912, à Pékin). Pour éviter la partition du pays, Sun Wen reconnait son autorité.

En 1912, S. Wen crée le Guomindang (parti national du peuple) qui remporte les élections législatives de 1913, mais Y. Shikai dissout le parlement et tente de rétablir l’empire à son profit. Il meurt en 1916.La Chine est de nouveau divisée: le Guomindang forme un gouvernement installé à Canton ; au nord des généraux, les « seigneurs de la guerre », s’entredéchirent dans une guerre civile très destructrice.

                                                                                       C – La réunification de la Chine

Dès 1918, les communistes russes aident le Guomindang à former une armée et demandent au parti communiste chinois, fondé en 1921 à Shanghai, à collaborer. À la mort de S. Wen en 1925, Jiang Jieshi continue l’unification du pays contre les « seigneurs de la guerre », avec l’aide des communistes. Mais craignant l’implantation de ceux-ci dans les villes libérées, il les fait massacrer à Shanghai et à Wuhan en 1927. Le chef communiste Mao Zédong décide  de tourner l’action de son parti vers les paysans.

Jiang Jieshi reprend Pékin en juin 1928. La Chine est de nouveau réunifiée. De gros efforts de modernisation (enseignement, réseau routier, chemin de fer…) se font, mais l’industrie reste aux mains des étrangers et les paysans (3/4 des hbts) vivent dans la misère.

                                           II - LA REVOLUTION COMMUNISTE

A – La « Longue Marche »

Les communistes s’implantent dans certaines régions du sud où ils proclament en 1931, la république soviétique du Jiangxi avec Mao Zédong comme président. Ils créent une armée rouge et distribuent  les terres aux petits paysans.

En octobre 1934, Jiang Jieshi attaque les communistes du Jiangxi. Ces derniers doivent partir et après une longue marche de 12 000 km parviennent dans le Shaanxi où ils s’installent.

B – La lutte contre l’invasion japonaise

Le Japon attaque la Chine, en septembre 1931 et lui arrache la Mandchourie, transformée en un Etat vassal. À partir de juillet 1937, les Japonais s’emparent de Pékin, de Shanghai et de Nankin, de Canton (1938)… Le Guomindang se retire et continue la guerre grâce à l’appui des Américains. Les communistes qui mènent une guérilla contre l’envahisseur.

C – La guerre civile et la victoire des communistes

En août 1945, le départ des Japonais laisse les deux camps chinois face à face. D’un côté le Guomindang, dominé par la famille de Jiang Jieshi (des banquiers et des industriels), limite la liberté d’expression. Surtout l’inefficacité politique et la corruption, sont partout présentes et la hausse vertigineuse des prix renforce le mécontentement des populations.

En face les communistes réussissent à regrouper les ouvriers, les paysans, les petits bourgeois et les capitalistes et à les diriger souplement. Dans les zones qu’ils contrôlent ils font une réforme agraire modérée et encouragent les paysans à travailler en commun.

En juin 1946, quand les Soviétiques évacuent la Mandchourie, les deux camps se disputent le contrôle de la province : c’est le début de la guerre civile.

Dans les premiers mois, la supériorité matérielle des armées du Guomindang leur donne l’avantage. Yenan, la capitale communiste du Shanxi est prise. Les communistes obligent les nationalistes à éparpiller leurs troupes pour sécuriser les villes et les voies de communications. En juillet 1947, ils attaquent à partir de la Mandchourie. Une à une, les armées nationalistes sont écrasées. Nankin tombe en avril 1949, Shanghai en mai, Canton en octobre,…. Le Guomindang avec près d’un million de soldats et de civils quitte la Chine continentale et s’installent à Taïwan. La Chine est sous le contrôle des communistes qui, le 1er octobre 1949à Pékin, proclament la République Populaire Chinoise.

                                               CONCLUSION

En somme, entre 1911 et 1949 la Chine est secouée par deux grandes révolutions. La révolution nationaliste de S. Wen a brisé les chaînes du passé féodal et celle de M. Zédong a liquidé l’impérialisme et inauguré un régime socialiste, faisant de la Chine la deuxième puissance communiste mondiale après l’URSS.

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