LES SYSTÈMES COLONIAUX (exemples français et britannique)

INTRODUCTION

Au début du XXé siècle, l’Afrique est entièrement placée sous la domination du colonialisme européen exceptée l’Ethiopie et le Libéria. Pour les besoins de l’exploitation coloniale, les métropoles mettent en place de nouvelles structures coloniales dominées par les systèmes français et anglais.

I-L’ADMINISTRATION COLONIALE

I-1 Le système français

Il est fondé sur l’administration directe et sur l’assimilation culturelle des populations aux valeurs de civilisations des européens à travers l’école coloniale laïque proposée par Jules Ferry au XIXé siècle. Néanmoins l’application du système français varie selon qu’on habite dans une colonie, dans un protectorat ou dans une colonie de peuplement.

I-1-1 Les colonies :

elles sont sous le commandement du ministère des colonies créé en 1894. Elles sont gérées sur la base de l’administration directe. Les colonies d’Afrique Noire sont divisées en trois fédérations : AOF (1895), Madagascar (1897) et AEF(1910).

Chaque fédération est dirigée par un gouverneur général qui a sous son autorité des gouverneurs territoriaux qui contrôlent à leur tour des commandants de cercle, des chefs de subdivision, des chefs de canton et des chefs de villages. Les habitants des colonies de l’administration directe étaient des « sujets français » soumis au code de l’indigénat, sauf les natifs des quatre communes (Saint-Louis, Gorée, Rufisque, Dakar) assimilés à des « citoyens français ».

I-1-2 Les protectorats :

Il s’agit des territoires du Maroc et de la Tunisie qui dépendent du ministère des affaires étrangères de la France. Dans ces territoires les résidents généraux français contrôlent les gouvernements locaux. C’est le système de l’association.

I-1-3 Les colonies de peuplement :

ce sont les territoires d’Outre-Mer (TOM) comme l’Algérie considérés comme partie intégrante du territoire français et dépendant du ministère de l’intérieur représenté par un gouverneur et un préfet qui administre directement le territoire. En 1895 au moment où les colons atteignent le nombre de 400000, il y a des assemblées locales qui leur permettent de participer à la gestion des affaires tandis que les populations Arabo-berbères sont cantonnées dans le statut de l’indigénat.

I-2 Le système anglais

Il est en général plus souple et plus libéral. C’est le système d’administration indirecte ou « indirect rule » qui associe les autochtones à l’administration de la colonie. Cependant on y distinguait trois types de colonies :

I-2-1 Les colonies de la Couronne :

Ce sont les plus anciennes comme la Gold Coast, la Gambie, La Sierra Leone où le pouvoir est exercé par des chefferies traditionnelles. Elles dépendent du « Colonial Office » créé en 1854.

I-2-2 Les compagnies à charte :

Ce sont des territoires qui étaient confiés à des compagnies commerciales anglaises qui y gouvernent avec leurs propres soldats et douaniers. C’est l’exemple du Nigeria et des deux Rhodésie (Nord et Sud).

I-2-3 Les dominions :

ce sont des territoires gouvernés par des européens et bénéficiant d’une large autonomie. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui était gouvernée par les Boers (colons d’origine néerlandaise 1652).

II-L’EXPLOITATION ECONOMIQUE DES COLONIES

La mise en place des systèmes coloniaux en Afrique s’est accompagnée d’une exploitation économique. Celle-ci visait deux objectifs principaux :

Assurer l’autofinancement de la colonie par l’impôt et les droits de douane, mais aussi par le travail forcé ou les corvées pour les travaux publics.

Fournir à la métropole les matières premières dont elle avait besoin pour ses industries.

Pour exploiter les colonies, les puissances coloniales ont investi dans trois secteurs :

L’agriculture : les terres les plus fertiles ont été confisquées porter des cultures commerciales (coton, arachide, hévéa).

Les mines : les minerais sont exploités bruts et exportés vers les métropoles européennes où se trouvent les industries de transformation.

Le commerce : il est entièrement contrôlé par des compagnies européennes (CFAO, Maurel et Prom….). Le développement des voies de communications (routes, rails, ports) devait assurer l’écoulement des produits.

CONCLUSION

La conquête coloniale et l’instauration des systèmes coloniaux ont permis à l’Europe de bien s’implanter en Afrique. Cette implantation s’est partout accompagnée d’une exploitation économique. Elle a aussi bouleversé les structures traditionnelles en superposant des civilisations différentes.

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