NOTIONS DE BIOMASSE, DE PRODUCTION ET DE PRODUCTIVITÉ

INTRODUCTION

L’étude du chapitre précédent a montré en dépit de la variété et de la complexité des relations trophiques lorsque de mangeur a mangé on remonte la chaine alimentaire, on retrouve toujours au premier maillon un végétal chlorophyllien.

Les plantes vertes constituent la source de nourriture de tous les autres êtres vivants.

Une étude quantitative de la matière végétale est donc indispensable à la compréhension du fonctionnement de l’écosystème.

I NOTION DE BIOMASSE, DE PRODUCTION ET DE PRODUCTIVITÉ 

 a- La biomasse

L’analyse de ces figures montre que la quantité de matières végétales est plus importante en fin d’hivernage qu’en début d’hivernage. Cette quantité de matières végétales est appelée la biomasse végétale.

La biomasse désigne la masse totale d’organismes vivants dans un BIOTOPE donné à un moment donné, elle peut être estimée par unité de surface s’il s’agit d’un milieu terrestre ou bien par unité de volume s’il s’agit d’un milieu aquatique.

Par extension, on appelle aussi biomasse la quantité d’individus de chaque étape de la chaine alimentaire  nécessaire pour que celui qui le mangera prenne une unité de poids.

Dans ce même champ, si on apporte la production de matière végétale sur La production

 L’observation du champ de maïs montre que les végétaux réalisent une croissance. Celle-ci se manifeste par leur allongement et par une augmentation de leur épaisseur.

Globalement il ya donc accroissement de leur masse. Cette augmentation de la biomasse pendant une période donnée (jour, mois, année) est appelée Production.

      

II- LES MÉTHODES DE MESURE DE LA BIOMASSE, DE LA PRODUCTION ET DE LA PRODUCTIVITÉ 

Selon l’écosystème étudié, les difficultés d’évaluation (mesures) sont plus ou moins grandes (prélèvements possibles ou non, déshydratation parfois irréalisables…). On a donc recours à plusieurs méthodes (mesures directes et mesures indirectes).

a-Évaluation de la biomasse

Les mesures de biomasse se font par échantillonnage et par coupe; c’est une méthode directe dite “destructive”. Pour cela, l’herbe est coupée à la cisaille ou à la faucille, à l’intérieur d’un carré de 1 m2. Levang et Grouzi (1980) proposent pour le Sahel trente répétitions réparties au hasard; au-delà, la précision s’améliore peu. La matière végétale obtenue est séchée et pesée. Le  poids correspond à la biomasse.

b-Evaluation de la production

Pour évaluer la production de culture ou de prairie, on utilise la méthode des récoltes. Elle consiste à ramasser, à intervalles de temps réguliers, sur des surfaces témoins, la totalité de la matière végétale produite. Par exemple, dans le cas d’une prairie, on peut couper à la cisaille, au niveau du collet, récolter toute l’herbe présente dans un carré de 1 m de coté. Cette récolte de l’appareil aérien doit être complétée par celle de l’appareil racinaire, généralement aussi développé que le précédent. On prélève alors un bloc de terre, pour déterminer, après lavage, la masse des racines. Pour effectuer ces évaluations en divers points et à différentes époques, il est commode de posséder un cadre métallique que l’on déplace sur la prairie. La récolte est ensuite déshydratée puis pesée.

Cette méthode de la récolte intégrale n’est pas applicable aux forets. On évalue l’accroissement de la biomasse végétale en utilisant différents paramètres :

-le nombre des arbres

-le diamètre de leur tronc à hauteur de la poitrine,

-leur hauteur,

-la masse de litière récoltée annuellement par mètre carré.

Il faut également tenir compte des prélèvements effectués par les divers consommateurs végétariens de la forêt.

L’évaluation de la production peut se faire aussi par les méthodes indirectes entre autres celle du CO2.

De nombreuses études expérimentales ont montré que le carbone de la matière organique des végétaux à pour origine le dioxyde de carbone puisé dans le milieu.

Une expérience facilement réalisable (plancheII) permet de constater que la production de matière organique dépend du taux de dioxyde de carbone de l’atmosphère : en l’absence de dioxyde de carbone cette production est nulle ; par contre si l’on enrichit l’environnement d’une plante en dioxyde de carbone, celle produit davantage de matière organique.

Ceci est bien connu des horticulteurs qui enrichissent en dioxyde de carbone l’air de leurs serres.

c-Évaluation de la productivité

 Pour connaitre la productivité, on peut, soit apprécier les variations de la biomasse, soit s’intéresser à la quantité de dioxyde de carbone absorbée par la plante ; en effet, le dioxyde de carbone est la seule source possible de carbone pour la plante.

En faisant la corrélation entre la teneur en carbone et la teneur en matière organique on peut évaluer la productivité.

III - PRINCIPE DE CALCUL DE LA PRODUCTION ET DE LA PRODUCTIVITÉ 

 a-Principe de calcul de la production

 La production de la forêt  est égale à la somme de l’accroissement de la biomasse des différentes parties de la forêt (arbres, strate herbacée et fruits).

Exemple : la production de la forêt pendant un an est :

(850 – 400)+ (650 – 300) + (90 – 20)= 870 Kg de m.s

b-Principe de calcul de la Productivité

La productivité de la forêt est égale à la production de cette forêt  sur la surface de la forêt pendant une période donnée.

Exemple : la productivité de la forêt pendant un an est :

870/40= 21.75 Kg .de m.s/m2/an

CONCLUSION 

A l’intérieur d’un écosystème, seuls les végétaux chlorophylliens sont capables de capter l’énergie lumineuse nécessaire à  la fabrication des molécules organiques riches en énergie, à partir de composés minéraux. L’accroissement de la biomasse végétale constitue la production. Une partie importante de la production est utilisée pour couvrir les besoins des plantes. La partie restantes est  stockée et utilisable comme source de matière et d’énergie par l’homme

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