QUELQUES METHODES CONTRACEPTIVES

INTRODUCTION :

La maîtrise des mécanismes de la reproduction humaine offre l’opportunité d’utiliser des méthodes évitant les grossesses indésirables. Il s’agit de méthodes naturelles, de méthodes mécaniques et de méthodes orales.

I.Les méthodes de contraception naturelle

I-1.La méthode des coïts interrompus

Il consiste à retirer le pénis avant l’éjaculation du sperme dans le vagin.

I-2.L’abstinence périodique

C’est l’absence de rapports sexuels pendant une période supposée fertile : cette méthode suppose la détection de la phase de l’ovulation.

II.Les méthodes de contraception mécaniques

II-1.Le préservatif

Cette méthode vise à empêcher la rencontre des gamètes à l’aide de préservatifs coiffant le pénis ou à l’aide de diaphragme obstruant le col utérin. Ces dispositifs constituent une barrière empêchant le franchissement du col de l’utérus par les spermatozoïdes. Par ailleurs, l’efficacité du diaphragme est accrue par l’emploi d’une gelée spermicide placée dans le vagin.

II-2.Le stérilet

C’est un petit objet en cuivre ou en plastique de forme variable (anneau, spirale, double S, …) inséré dans la lumière utérine. Il semble empêcher la nidation des embryons, mais contrairement à ce qu’indique son nom, il ne stérilise pas car après son enlèvement, une nouvelle procréation est possible.

III- Les méthodes de contraception orale

Les méthodes de contraception orale sont beaucoup utilisées aujourd’hui. L’état contraceptif est obtenu grâce à des pilules qui sont des préparations pharmaceutiques et de types variés.

III-1.La pilule combinée

Elle contient un mélange d’œstrogènes et de progestérone. Elle est prise pendant 21 jours puis un arrêt de 7 jours permet le retour des règles. Cette pilule agit par rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. Ainsi, les œstrogènes à dose suffisante inhibent la sécrétion de FSH et empêchent la maturation folliculaire, alors que la progestérone à dose suffisante empêche la sécrétion de LH et bloque l’ovulation.

III-2.La méthode séquentielle

L’administration d’un œstrogène seul pendant 10 à 15 jours puis associé d’un progestatif pendant 6 à 11 jours, exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.

III-3.La micropilule

Elle est constituée d’un progestatif à faible dose prise en continu même durant les règles, ou en forte dose par injection trimestrielle. Elle agit uniquement au niveau utérin mais n’empêche pas l’ovulation.

III-1.La pilule du lendemain ou RU486

C’est une méthode contraceptive exceptionnelle qui permet d’éviter la survenue d’une grossesse non désirée après un rapport sexuel non ou mal protégé, c’est-à-dire en l’absence d’une contraception ou en cas d’échec de la méthode contraceptive utilisée.

Elle est constituée de fortes doses d’œstrogènes et prise, pendant 5 jours, moins de 72 heures après un rapport sexuel supposé fécondant. Elle exerce une action anti-nidatoire.

Conclusion

Pour être valable, une contraception doit être efficace, physiologiquement inoffensive pour le couple et leurs descendants ultérieurs, et réversible.

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