REGULATION DU FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL GÉNITAL CHEZ LE MALE

I.La fonction exocrine des testicules

Les testicules produisent des spermatozoïdes qui transitent par le canal déférent.

Les glandes annexes (vésicules séminales, glandes de cowper et prostate) sécrètent des produits  dont l’ensemble constitue le liquide séminal qui assure le transport et la nutrition des spermatozoïdes. Ce liquide séminal mélangé aux spermatozoïdes constitue le sperme qui, lors de l’éjaculation, est déposé dans les voies génitales de la femme.

II.La fonction endocrine des testicules

Expériences
  • L’ablation des testicules ou castration entraîne
  • chez les mammifères adultes, la stérilité, la régression des glandes annexes de l’appareil génital et de l’instinct sexuel ;
  • chez l’enfant, le pénis ne se développe pas, pas de pilosité pubienne, le tissu adipeux se développe, une croissance prolongée des os longs, la voix reste infantile.

La greffe de testicule sur un jeune mâle castré empêche l’apparition de ces symptômes ;

L’injection d’extraits testiculaires a les mêmes effets qu’une greffe ;

La destruction naturelle ou accidentelle des cellules interstitielles entraîne les mêmes effets que la castration.

Interprétation

Les testicules permettent donc le maintien des glandes annexes, l’apparition des caractères sexuels secondaires et l’augmentation de l’instinct sexuel. En fait, ce sont les cellules interstitielles ou cellules de Leydig  qui sécrètent une hormone (la testostérone) responsable de ces caractères sexuels secondaires et du développement de l’instinct sexuel.

Conclusion

Les testicules possèdent une fonction exocrine (libération des spermatozoïdes par les tubes séminifères) et une fonction endocrine (élaboration de testostérone par les cellules de Leydig). Ils permettent donc une dualité fonctionnelle : ce sont des glandes mixtes.

III.La régulation des fonctions testiculaires
Expérience 1

L’ablation du lobe antérieur de l’hypophyse d’un adulte entraîne toujours l’atrophie des cellules interstitielles  et l’absence de spermatogénèse, alors que les injections d’extraits  hypophysaires restituent un état et un fonctionnement  normal des cellules interstitielles et des tubes séminifères.

Interprétation

L’hypophyse sécrète des hormones stimulant le fonctionnement testiculaire. Ces hormones sont les gonadostimulines :

la L.H agit sur les cellules de Leydig pour la production de testostérone ;

la F.S.H stimule la spermatogenèse et la croissance des tubes séminifères.

Expérience 2

La section des vaisseaux sanguins reliant l’hypothalamus à l’hypophyse réduit l’activité des testicules.

Interprétation

La sécrétion des hormones hypophysaires est sous le contrôle d’une hormone sécrétée par l’hypothalamus (GnRH) de manière pulsative.

Expérience 3

La testostérone introduite en petite quantité dans l’hypothalamus provoque une atrophie testiculaire, mais ce dépôt effectué sur l’hypophyse est sans action.

Interprétation

La testostérone exerce un feed-back négatif (inhibition) sur l’hypothalamus. Son augmentation dans le sang freine la production de GnRH et par conséquent de gonadostimulines (F.S.H et L.H). Chez l’homme, le rétrocontrôle est toujours négatif car il n’a pas de cycle. La testostérone n’a pas d’effet sur la F.S.H (ne concerne que la L.H).

 

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