TYPE DE COMMENTAIRES

A - LE COMMENTAIRE LIBRE 

L’ACTE FINAL D’HELSINKI

Déclaration sur les principes régissant les relations mutuelles des Etats participants

  1. – Egalité souveraine, respect des droits inhérents à la souveraineté
  2. – Non recours à la menace ou à l’emploi de la force
  • – Inviolabilité des frontières : « les Etats participants tiennent mutuellement pour inviolables toutes leurs frontières ainsi que celles de tous les Etats d’Europe et s’abstiennent donc maintenant et à l’avenir de tout attentat contre ces frontières ».
  1. – Intégrité territoriale des Etats
  2. – Règlement pacifique des différends
  3. – non intervention dans les affaires intérieures
  • – respect de droits de l’Homme et des libertés fondamentales, y compris la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction. « Dans le domaine des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, les Etats participants, agissent conformément aux buts et principes de la Charte des Nations-Unies et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ».
  • – Egalité des droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux- mêmes.

« Tous les peuples ont toujours le droit en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le désirent, comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel.

  1. – Coopération entre les Etats. « Ils s’efforcent, en développant leur coopération sur un pied d’égalité, de faire progresser la compréhension et la confiance mutuelles ».
LE COMMENTAIRE DIRIGE

Les morts de Budapest ont détourné l’attention du public. Il ne sera pas possible malgré tout de dissimuler longtemps à l’opinion l’étendue de l’échec subi en Egypte. Rarement une politique a conduit à une faillite aussi rapide, aussi complète, aussi évidente. Au Moyen Orient l’influence française est ébranlée dans ses frontières mêmes.

Pour ceux qui croient aux valeurs morales, le visage de la France, des droits de l’Homme (Révolution de 89) est déformée par le recours aux méthodes des dictatures.

Pour ceux qui révèrent la force, notre recul devant l’ultimatum soviétique nous  fait  perdre  la  face.  Le  camp  oriental  sort  renforcé  de     l’aventure ;

l’occidental en sort très affaibli. Les Etats-Unis n’ont pas été capables de se faire obéir par leurs alliés : ceux-ci n’ont pas été capables d’obtenir le soutien américain. On n’oubliera pas en France et en Angleterre l’empressement mis par Washington à faire condamner Londres et Paris. On n’oubliera pas à Washington l’indiscipline de Londres et de Paris.

Le Monde, 20 novembre 1956

Questions

  • – Donnez un titre au texte (4 points)
  • – Quel est le contexte historique ? (4 points)
  • – Quels événements évoque le journaliste ? (4 points
  • – Expliquez le passage souligné dans le texte (6 points) (2 points pour l’introduction et la conclusion)
SUJET 1

« Depuis 1989, la fin de l’antagonisme Est-Ouest a redonné vigueur aux organismes politiques onusiens. De nombreuses opérations de maintien de la paix (Salvador, Cambodge, Angola) ont été mises en place avec un succès variable. Toutefois, l’organisation est aujourd’hui l’objet d’un clivage d’une autre nature. Le statut privilégie des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (qui disposent d’un droit de veto au conseil de sécurité) est de plus en plus remis en question par les « payeurs » (Allemagne et Japon) et par des

« géants démographiques » (Inde, Brésil, Indochine).

Un clivage Nord-Sud s’installe, qui sépare les Occidentaux, parmi lesquels les Etats-Unis disposent d’une prépondérance sans contre poids, des pays du sud de plus en plus inquiets pour le respect de leur souveraineté.

Deux conceptions de la sécurité collective s’affrontent : celle des Etats-Unis qui justifient par le biais de l’ONU de la défense de leur intérêts vitaux, au besoin par des interventions musclées, celles des pays du sud qui récusent l’établissement d’un ordre fondé sur une souveraineté à deux vitesses.

Au moment ou l’ONU est pour la première fois à même de remplir son mandat, elle voit se dresser devant elle de nouvelles menaces et, à terme de nouvelles perspectives d’éclatement ».

 SUJET 2

Pendant et après le deuxième conflit mondial l’anticolonialisme passa pour être une des idées forces de la politique des Etats-Unis…. Réflexe  généreux

d’un peuple qui se souvenait d’avoir brisé sa servitude coloniale et était épris de liberté, pensaient d’aucuns : calcul d’affairistes à la recherche de matières premières et de débouchés sans préjudice du désir secret d’affaiblir des nations concurrentes européennes, disaient les autres…..

La préoccupation de la diplomatie américaine fut de ne pas faire un choix définitif entre ces deux termes antithétiques : soutien des  positions coloniales ou soutien des mouvements d’émancipation.

Les Etats-Unis cherchèrent à jouer un rôle de conciliateur dans les conflits provoqués par le problème de l’émancipation des peuples coloniaux, moins dans la perspective des solutions plus ou moins favorables à apporter, que dans le but d’éviter des troubles, derrière lesquels ils croyaient toujours voir se profiter l’ombre du communisme.

De fait, cette politique « à double visage » n’a pas été vue sans suspicion par les occidentaux aussi bien par les peuples coloniaux.

SUJET 3

A Bandung, « l’afro-asiatisme » était entré dans l’histoire. prise de conscience et apparition sur la scène internationale de peuples naguère dépendants, désireux à la fois de se mieux connaître et d’affirmer  leur dignité comme leur existence aux yeux des grandes puissances d’hier et d’aujourd’hui, telle avait assurément été la signification première de cette réunion. Un milliard et demi d’individus ne disposant que de la force des débats de leurs mandataires, rassemblés dans une conférence internationale à l’appel des premièrs libérés d’entre eux avant Bandug, beaucoup avaient combattu seuls, pour se libérer d’abord, puis pour survivre. Il est clair qu’aujourd’hui que ces peuples, jusqu’alors négligés, ne sont plus isolés. Ils sentent qu’ils sont une force neuve dans le monde.

Parmi les composantes de cette force, que recouvrent les expressions assez vagues d’esprit de Bandun ou encore d’afro-asiatisme, on trouve d’abord la résistance sociale à la domination occidentale … ; on trouve ensuite la peur de guerre, peur qui se traduit par la volonté de ne s’engager avec aucun des deux blocs de puissances et aboutit au neutralisme, on trouve enfin la recherche, naturelle chez des peuples pauvres, de la sécurité économique…

SUJET 4

« le Premier Ministre de Grande Bretagne, le président des Etats Unis et le président des commissaires du peuple de l’URSS ont fait, à la suite de la conférence tenue en Guinée, la déclaration suivante.

(…) Nous nous sommes mis d’accord sur une politique et sur le plan commun pour amener à une reddition condition ; (…). (D’après les plans sur lesquels nous nous sommes mis d’accord) …. Les forces des trois puissances occuperont chacune des zones différentes de l’Allemagne (….).il a été décidé que la France, si elle le désire, sera invitée par les trois puissances à occuper une des zones….

Nous sommes décidés à désarmer et à dissoudre toutes les forces armées allemandes… à traduire en justice tous les criminels de guerre et à les châtier rapidement, à exiger la réparation en nature de toutes les destructions  causées par les Allemands, à extirper les lois, l’organisation et les  institutions nazies (…).

Nous sommes résolus à établir, aussitôt que possible, avec nos alliés, une organisation générale internationale en vue de maintenir la paix et la sécurité (…).

L’établissement de l’ordre en Europe et la reconstitution des économies nationales doivent être réalisés par des procédés qui permettent aux peuples libérés de détruire les derniers vestiges du nazisme et du fascisme et  d’établir les institutions démocratiques  de leur choix.

(…) La complète libération de la Pologne par l’armée rouge a créé dans ce pays une situation nouvelle. Cette situation exige l’établissement d’un nouveau gouvernement provisoire polonais auquel on pourra donner des bases plus larges (…).

Extraits du communiqué final de la conférence de Yalta

SUJET 5

Cette Europe divisée par la puissance soviétique, la mémoire collective des peuples occidentaux l’attribue tout uniment à la conférence de Yalta…. Le mythe d’une Europe divisée à Staline par Churchill et Roosevelt … dans une station balnéaire de Grimée s’est imposé. Ce mythe sert d’explication … à la domination soviétique sur une large part du continent … l’histoire réelle de la progression soviétique est pourtant bien plus complexe que cette mythologie du partage cynique ne le suggère … Yalta n’est qu’une péripétie

… Avant de changer l’Europe et le monde, la guerre aura changé l’URSS… En la faisant passer du statut moyen qui était le sien, au statut de « grande puissance » décidant avec ses partenaires de l’ordre international futur …  le

premier élément de ce changement, c’est la puissance militaire de l’URSS succédant à sa faiblesse des débuts du conflit. Staline avait voulu maintenir son pays hors de la guerre jusqu’en 1942… face à une Allemagne affaiblie par son effort sur le front occidental, et au moment où les conséquences négatives des purges de l’armée soviétique de 1937 – 1938 auraient été réparées.

La rapidité de l’affrontement français, la résistance anglaise, l’impatience d’Hitler… avaient déjoué les intentions attentistes de Staline et entraîne en quelques jours un désastre militaire inattendu. La faiblesse momentanée de l’URSS a nourri, tout à la fois, des illusions en occident quant à la précarité du système soviétique, et des peurs chez Staline quant aux arrières pensées de ses nouveaux alliés…

Dés le but de l’année 1943, après la victoire soviétique à Stalingrad,  le  cours des événements bascule, et la puissance militaire de l’URSS devient l’élément dominant des négociations, des craintes et des projets. L’URSS si faible en juin, 41 semble désormais le plus puissant des états de la coalition.

SUJET6

Commentez les passages soulignés dans le texte Exercice 9 :

Que s’est-il passé de mémorable à Bandoeng ? Ceci : qu’un milliard cinq cent millions d’hommes se sont réunis dans une ville d’Asie pour proclamer solennellement que l’Europe n’avait plus vocation pour diriger unilatéralement le monde, pour proclamer que la domination Européenne sur les parties non Européennes du globe avait conduit à une impasse dont il importait de sortir …

Ce qui a été condamné à Bandoeng ça n’a pas été la civilisation européenne, ça a été la forme intolérable qu’au nom de l’Europe certains hommes ont cru devoir donner aux relations qui devaient normalement s’instaurer entre l’Europe et les peuples Européens… Pour bien comprendre la portée de cette conférence, je vous demande de réfléchir à ces deux dates : en 1885 l’Europe se réunissait à Berlin pour se partager le monde ; en 1955 le monde s’est réuni à Bandoeng pour signifier à l’Europe que le temps de l’empire Européen est fini.

Aimé Césaire in Les Temps Modernes Mars Avril 1956

SUJET 7

En quatre ans nous avons senti que nous sommes devenus plus forts et plus courageux et comme nous avons pu détrôner le roi le 26 juillet, le même jour nous nationalisons la Compagnie du Canal de Suez. Nous réalisons ainsi  une partie de nos aspirations et nous commençons la construction d’un pays sain et fort.

Aucune souveraineté n’existera en Egypte à part celle du peuple d’Egypte  un seul peuple qui avance dans la voie de la construction e de l’industrialisation et un bloc contre tout agresseur et contre les complots des impérialistes. Nous réaliserons, en outre, une grande partie de  nos aspirations, et construisons effectivement ce pays, car il n’existe plus pour nous quelqu’un qui se mêle de nos affaires. Nous sommes aujourd’hui libres et indépendants.

Aujourd’hui ce seront les Egyptiens comme vous qui dirigeront la compagnie du Canal, qui prendront consignation de ses différentes installations et dirigeront la navigation dans le Canal, c’est à dire dans la terre d’Egypte.

Nasser, Discours sur la nationalisation. In Notes et Etudes Documentaires n°2206

Questions :

  • – Situer le contexte historique du texte
  • – Analyser la décision majeure annoncée par Nasser
  • – Dégagez les conséquences diplomatiques et militaires de cette décision
SUJET 8

« Les causes de cet Islam radical qui prône le retour aux sources de la religion, par la violence si nécessaire, sont multiples. Elles sont, certes d’ordre spirituel mais elles sont aussi surtout d’ordre idéologique, politique, économique, social et culturel. L’islamisme apparaît comme une idéologie politique qui utilise la religion.

Il s’agit bien d’une réaction contre la matérialisme qui imprègne les sociétés occidentales capitalistes et contre l’athéisme proclamé, jusqu’aux bouleversements de 1989, par les régimes marxistes de l’Europe de l’Est.

Hostiles aux conceptions des nationalistes modernistes des années 1950- 1970, les islamistes dénoncent le modèle de développement de type occidental qui a prévalu dans les pays musulmans [….] Les formidables mutations entraînées par la modernisation ont contribué à bouleverser des sociétés  qui  étaient essentiellement  rurales  ou pastorales. Industrialisation,

urbanisation intensive et accélérée , accroissement des moyens de communications ont ébranlé les structures familiales, pivot de la communauté musulmane.

Dans les pays où ils ont accédé au pouvoir et rétabli la Charia ou loi islamique (Iran, Soudan, Pakistan), les islamistes ont été incapables de gérer valablement la vie économique, d’améliorer le sort de la population et de rénover efficacement l’enseignement et la formation ».

BALTA, Le nouvel état du monde.

Bilan de la décennie 1980-1990. La Découverte, 1990

SUJET 9

Dans l’ensemble, les métropoles n’étaient pas prêtes à admettre le nouveau droit dont se réclamaient les colonies. La Grande Bretagne seule appliqua avec succès dès le lendemain de la guerre aux Indes et à Ceylan le « procédé du Commonwealth », avant d’en faire bénéficier non sans réticences et difficultés ses possessions Ouest Africaines.

Les autres puissances coloniales refusèrent de pratiquer la décolonisation

« acceptée ». elles n’admettaient pas que les mouvements qui se manifestaient parmi les peuples d’Asie et d’Afrique constituaient une vague de fond dont la marche était irréversible.

L’esprit de domination subsistait chez elles et trouvait son principal aliment dans leur faiblesse momentanée : tout abandon d’une parcelle de suprématie politique leur paraissait être le début de la décadence totale ; le maintien de l’autorité était la condition indispensable au maintien d’intérêts et de liens économiques, gages de leur puissance future […] Ne pouvant arrêter une évolution foudroyante qui emportait l’ensemble du monde extra européen, elles s’efforcèrent de la neutraliser dans leurs possessions [….].

Ce n’est qu’après des expériences amères, des échecs répétés que les puissances coloniales prirent conscience de la réalité et recherchèrent avec les populations colonisées la création de nouveaux rapports [….].

Henri Grimal, la Décolonisation de 1919 à nos jours, Editions Complexe, 1985

SUJET 10

Le président Mao a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine. Il a sauvé le parti de la révolution dans les moments les plus critiques. Il a joué un rôle si important que sans lui le peuple Chinois aurait mis beaucoup plus de temps pour trouver son chemin dans les ténèbres. Il ne faut pas oublier non plus que c’est lui qui a su adapter les principes du marxisme-léninisme à la

réalité de l’histoire Chinoise [….] Oui, avant les années 1960, le président Mao a eu quelques idées, qui dans leur ensemble, étaient justes [….]

Interview de Deng Xiaoping par Oriana Fallaci,

In le nouvel observateur, 15 septembre 1980

Questions :

  • – Donnez un titre au texte (3 points)
  • – Dégagez le contexte historique (6 points)
  • – Quel bilan faites vous de la révolution culturelle ? (8 points)
SUJET 11 (Terminale G)

Rapport de Staline au Comité Central du Parti Communiste, le 07 janvier 1933

« La tâche essentielle du plan quinquennal était de faire passer notre pays de sa technique arriérée, parfois médiévale, à une technique nouvelle moderne.

La tâche essentielle du plan quinquennal était de transformer l’URSS, de pays agraire et débile … en un pays industriel et puissant parfaitement libre de ses actions et indépendant des caprices du capitalisme mondial.

… La tâche essentielle du plan quinquennal était de créer dans notre pays une industrie capable de réoutiller et de réorganiser sur la base du  socialisme, non seulement l’industrie dans son ensemble, mais aussi les transports, mais aussi l’agriculture.

…Enfin la tâche du plan quinquennal était de créer dans les pays toutes les conditions techniques et économiques nécessaires pour en relever au maximum la capacité de défense….

Qu’est ce qui dictait cette tâche essentielle du plan quinquennal ? Qu’est ce qui la justifiait ? la nécessité de faire cesser le retard économique et technique de l’URSS… »

Questions :

  • – Quelle est la situation économique de l’URSS à la veille du premier plan quinquennal ? (5 points)
  • – Quelles ont été les transformations économiques apportées par le plan ? Les objectifs du plan ont-ils été atteints (9 points)
  • – Donnez un titre au texte (3 points) Introduction et Conclusion (3 points)
SUJET 12

La Chine d’aujourd’hui est le foyer des contradictions dans le monde et le Centre de la tempête de la révolution mondiale. Où va la Chine ? suivra-t- elle la voie socialiste ou la voie capitaliste ?

Sur cette question fondamentale, il existe [……] deux lignes diamétralement opposées au sein du PCC, entre lesquelles la lutte est acharnée.

Une ligne soutient que la révolution Chinoise doit nécessaire se faire sous la Direction du prolétariat, qu’elle doit entrer dans l’étape de la révolution socialiste en passant par l’étape de la démocratie nouvelle et que la révolution sous la dictature du prolétariat doit être menée jusqu’au bout pour réaliser finalement le communisme.

L’autre ligne se propose de supprimer la Direction du prolétariat sur la révolution Chinoise, de pratiquer le réformisme bourgeois et, dans l’étape du socialisme, s’oppose à la révolution socialiste et à la Dictature du prolétariat, emprunte la voie capitaliste, c’est à dire cherche à ramener la Chine sur la voie ténébreuse du régime semi colonial et semi-féodal.

Article du Hongpi (le drapeau rouge) résumé dans

Pékin-Information, 15 août 1967

Questions :

  • – Donnez un titre au texte
  • – Dégagez le contexte historique
  • – Dites quel est le défenseur principal de chaque ligne
  • – Expliquer pourquoi la démocratie nouvelle est une étape importante de la révolution
SUJET 3

La guerre a entraîné dans les classes sociales des transformations que l’on remarque tout particulièrement à Berlin, où la population est fort mêlée. Une partie des fonctionnaires et de très nombreuses personnes des classes moyennes ne sont appauvris ; une fois leurs économies dépensées, ils se sont trouvés au bord de l’effondrement économique.

En revanche, des gens issus de classes plus basses se sont élevées ; les profiteurs de guerre, originaires de classes et de professions les plus variées, particulièrement nombreux à Berlin, et dont les juifs qui échappent injustement au service militaire, forment la majorité, de l’avis de la population (…).

La sous-alimentation est un fait réel. Personne ici ne peut se suffire durablement avec les rations attribuées. (…) Le marché noir, interdit par la loi, a bouleversé tout notre système de ravitaillement. (….)

Rapport du chef de la police à Berlin à l’empereur (29-10-1918), cité par Gullien, l’Empire allemand, Hatier, 1970

Questions :

  • – Donnez un titre au texte (4 points)
  • – Dégagez le contexte historique (4 points
  • – Qu’est ce qui dans le texte montre que la société berlinoise est déstabilisée ? (4 points)
  • – En quoi consiste le « marché noir » ? (4 points) Exercice 17 :
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