UN EXEMPLE DE DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME IMMUNITAIRE : LE SIDA

I. Quelques informations sur le SIDA :

I-1. Définition

Le SIDA (Syndrome d’immunodéficience acquise) est une maladie causé par le VIH (virus d’immunodéficience humaine) qui entraine un disfonctionnement du système immunitaire, permettant ainsi l’apparition de maladies opportunistes.

I-2. Données épidémiologiques

Ce tableau montre l’évolution du SIDA au Sénégal de 2004 à 2010. Il montre que le nombre de personnes atteintes du SIDA augmente chaque année.

I-2. Présentation du virus

Le VIH est un virus sans ADN, mais ayant deux molécules d’ARN associées à une protéine virale, la transcriptase réverse (cette protéine permet la synthèse d’ADN à partir d’ARN). Elle porte sur son enveloppe lipidique des protéines GP120.

I-3. L’infection à VIH

I-3-1. Mode de contamination

Il existe trois modes de transmissions : sexuel, sanguine et de la mère à l’enfant (au cours de l’accouchement ou pendant l’allaitement).

I-3-2. Evolution dans l’organisme

L’analyse des courbes de variation du nombre de LT4 et de la charge virale dans le sang en fonction du temps chez un sujet contaminé, montre l’existence de trois phases : la primo-infection, la phase asymptomatique et la phase symptomatique ou sida déclaré.

La primo-infection

Les LT4 ont un récepteur membranaire, appelé CD4, qui est reconnu par la protéine GP120 du VIH qui s’y fixe et pénètre dans le lymphocyte. La transcriptase réverse copie l’ARN viral en ADN qui s’intègre dans l’ADN de la cellule infectée. Le virus devient un provirus dans la cellule infectée. Il s’y reproduit et donne de nombreuses particules virales infectieuses, qui sont alors disséminées dans l’organisme entrainant une mort des LT4 infectés. (L’ADN du provirus peut aussi y rester sans s’exprimer pendant de nombreuses années).

Phase asymptomatique ou sida déclaré

Au cours de cette phase des anticorps Anti-VIH sont produits par le LTc en forte quantité pendant les 1iers mois, ainsi que le nombre de LT4, puis diminuent au fur du temps, alors que la quantité de VIH augmente. Donc pendant cette période asymptomatique de plusieurs années, les défenses immunitaires restent actives mais les virus se multiplient et le nombre de LT4 diminuent. En ce moment l’individu est « séropositif ».

Phase symptomatique

Elle est caractérisée par une forte destruction des LT4 (ou des CD4) suite à la prolifération du VIH. Ce qui entraine une baisse significative de la production d’anticorps. Le système immunitaire est affaibli et ne peut lutter efficacement contre des infections courantes. L’individu est atteint du SIDA lorsqu’il a déclaré une maladie opportuniste (pneumonies, tuberculose, cancer du tissu conjonctif, méningites…)

I-4. Prévention du SIDA

Il n’y a toujours pas de vaccin ou de médicaments contre le sida, le seul moyen de l’éviter c’est la prévention avec l’abstinence, les préservatifs et la fidélité. Cependant, ils existent pour les personnes atteintes des antirétroviraux qui bloquent le développement du VIH pendant un certain temps.

II Les aides à la réponse immunitaire

II-1. La vaccination ou la prévention

Expérience et résultats

Pasteur réalise sur quatre lots de poules de 20 des injections de bactéries du choléra :

  • Lot 1 : il injection la bactérie virulente et toutes les poules meurent.
  • Lot 2 : il injecte la bactérie dont la virulence est atténuée à l’étuve (37°C pendant plusieurs jours), aucune ne meurt, quelques jours après il injecte leur injecte le microbe virulent, 1/3 tombe malade, mais ne meurt pas.
  • Le lot 3 : il injecte le microbe atténué, une semaine après il fait une 2nde injection du microbe atténué. Toutes les poules survivent et il n’y a aucune qui tombe malade.
Interprétation
  • Lot 1 : les poules n’ont pas eu le temps de fabriquer suffisamment d’anticorps contre cet antigène.
  • Lot 2 : il y a eu synthèse d’anticorps contre cette bactérie lors du contact avec la bactérie atténuée, mais pas suffisamment et la production de lymphocytes mémoires.
  • Lot 3 : le renouvellement du contact avec la bactérie atténuée permet la synthèse d’un nombre plus important lymphocytes mémoires rendant l’immunité plus efficace et durable.

Donc le vaccin permet de créer chez un sujet une immunité contre un antigène avec lequel il a été en contact, mais sous une forme moins virulente. Et le rappel du vaccin rend l’immunité plus efficace.

II-2. La sérothérapie

Elle consiste à apporter à un organisme malade des anticorps (spécifiques à l’antigène responsable de cette maladie) synthétisés chez un animal ou une personne. Mais il y a un risque de contamination de virus.

II-3. La chimiothérapie

Elle consiste à utiliser des substances chimiques (naturelles ou synthétisée au laboratoire) dans des médicaments pour soit :

  • attaquer directement l’antigène et le détruire,
  • stimuler la production de lymphocytes spécifiques ou inhiber cette production.

NB : La vaccination est active, retardée, durable et spécifique, alors que la sérothérapie et la chimiothérapie sont passives, immédiates, passagères et spécifiques.

CONCLUSION

Les systèmes immunitaires se complètent, mais présentent des limites contre certains antigènes dont le VIH. Il peut tolérer certains antigènes par la production d’anticorps IgE par les plasmocytes, ce qui provoque des réactions d’allergie. Le système immunitaire peut être également complètement déréglé en produisant des anticorps contre le « soi » qu’ils attaquent et détruisent. Cependant, il peut être aidé à travers la vaccination, la sérothérapie et la chimiothérapie.

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